Avec East Side Burgers, le fast food a le droit d’être végane !

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« Les omnivores entrent par erreur et ils restent ! » C’est ainsi que Stéphane, gérant d’East Side Burgers à Paris, décrit la clientèle de son restaurant spécialisé dans les burgers et hot dogs végétariens. Nous avons voulu en savoir plus sur cette enseigne qui existe depuis 2012, pionnière de l’offre végane dans la capitale.

– Quand a été créé East Side Burgers et dans quelles circonstances ? Quelles étaient vos motivations ?

On a ouvert ESB en octobre 2012. Teresa et moi avions fait le tour de nos jobs respectifs et vu que l’on était végétariens, l’idée d’ouvrir un fast food végé est venue petit à petit dans nos esprits. Ce n’est pas parce qu’on est végétarien que l’on n’a pas le droit aussi à manger des burgers, des hot dogs, et compagnie. On en avait marre du cliché : végétarien = mangeur de salade. De plus, on s’était rendu compte que cela n’existait pas sur Paris, cela a donc contribué à nous lancer dans cette aventure.

– Est-ce que toute l’équipe est végane ? Parle-nous des profils de chacun.

Teresa et moi sommes végétariens depuis longtemps (Teresa plus que moi). Aude ne l’était pas à son arrivée mais l’est devenue maintenant.

– Est-ce que vous avez été surpris par le succès de votre restaurant ?

Pour tout dire oui. Quand on a commencé à travailler sur le projet, on ne savait pas du tout si ça allait parler à des gens. C’est à partir du moment où on a créé la page FB que là, on s’est dit « ah ouais, quand même !! » Alors que le restaurant n’était pas ouvert, on s’est mis à avoir des centaines et des centaines de fans. La presse qui nous contactait, la télé aussi. Je ne te raconte pas la pression qu’on avait le jour de l’ouverture avec le trottoir devant ESB blindé et en plus, deux équipes de télé ! J’aimerais bien faire un bond en arrière pour voir comment on était ce jour-là !

– Vous avez développé un concept unique qui associe l’alimentation végétarienne avec la musique et l’événementiel, comment avez-vous eu cette bonne idée ?

Pour nous, associer musique et végétarisme était une chose normale. Le milieu dans lequel Teresa et moi avons évolué – la scène DIY punk et hardcore* – être végétarien est un acte naturel. De plus, depuis notre adolescence, nous avons baigné et avons été très impliqués dans cette scène. Cela explique pourquoi tant de groupes viennent manger chez nous et pourquoi nous proposons aussi des burgers collectors en collaboration avec des groupes (et que nous organisons des concerts devant le resto pour la Fête de la musique).

– Quelle est la proportion de carnivores dans votre clientèle ?

À chaque fois on dit 50/50 mais en fin de compte, la clientèle végane est plus importante je pense.

– Est-ce que vous avez déjà assisté à des « conversions » au véganisme ?

Nous avons vu des omnivores venir chez nous « par erreur » et malgré tout rester et ressortir en disant « c’était trop bon ». Quand on entend ça, on est vraiment super contents. Bon, il y a aussi des omnivores qui rentrent et qui, dès qu’ils voient le mot « tofu », repartent direct ! Parmi notre clientèle, on a pas mal d’omnivores qui viennent super souvent parce qu’ils apprécient ce qu’on leur sert ainsi que l’ambiance à la cool. Des conversions vers le végétarisme, on en a vu quelques-unes mais on voit surtout pas mal de gens qui ont tendance à diminuer leur consommation de viande et c’est déjà un grand pas.

– Pour finir, est-ce que vous pouvez nous dire quel est l’avenir pour East Side Burgers ? Vos nombreux fans, qui vous suivent sur FB, peuvent-ils s’attendre à des nouveautés pour 2015 ? Allez, un petit teasing !!

Oui, c’est sûr que 2015 va voir de nouvelles choses arriver. On est en pleine phase de concertation avec l’équipe pour voir quelle direction prendre. Plusieurs routes se profilent et on étudie la ou lesquelles prendre. Ça va pour le teasing ?!

Propos recueillis par Jean-Christophe Manuceau

* Dans la culture punk, l’éthique DIY (do it yourself) est liée à la vision punk anti-consumériste ; c’est un rejet de la nécessité d’acheter des objets ou d’utiliser des systèmes ou des procédés existants.


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